Carte de vœux 2013

Nos vœux…

          La suite numérique des entiers naturels commence par 0, 1, 2, 3, etc., les mêmes chiffres contenus dans 2013 ! Les personnes qui s’intéressent à la symbolique des nombres, à la numérologie,… vont pouvoir faire couler de l’encre, suite à ceux qui prédisaient la fin du monde le 21 décembre 2012. Concernant les interprétations des nombres, des dates, il y a de quoi faire et surtout de dire tout et n’importe quoi, même si parfois quelques brins de « vérité » - s’il y a vérité ? - peuvent faire surface. Une chose est certaine : un nombre de personnes s’en est mis plein les poches au détriment de leurs victimes en jouant sur des scénarii catastrophiques.

          Quittons cette ambiance douteuse pour voir avec plus de discernement la réalité, somme toute relative et très personnelle. Quittons également ces informations qui seules drainent que de la peur à travers ces tableaux assez noirs et qui manquent un peu de coloration. La vie n’est pas toujours rose, certes, surtout pour les malades, les chômeurs,… néanmoins il y a vie ! Tant que ça dure, en persévérant, en cherchant, l’être humain trouve toujours des solutions pour se relever. C’est d’ailleurs ce qui en fait l’une de ses forces. Réfléchir, et ensuite agir pour construire un nouveau départ est toujours envisageable, et même si c’est difficile, on peut aussi se faire aider pour trouver des solutions.

          Se prendre en charge en laissant un peu de côté tout ce qui paraît être une priorité, mais qui n’en est pas forcément, peut donner une nouvelle direction à sa vie, un second souffle. Le temps libre, celui où on ne se sent pas obligé de faire pour les autres, se faisant de plus en plus rare, demande à être retrouvé, comme un trésor perdu. Il faut faire de la place dans sa journée, dans sa semaine pour prétendre à cet espace temporel où seule sa propre personne est à considérer, non par égoïsme, mais pour se ressourcer. C’est comme faire un peu de ménage chez soi par manque de place : il faut jeter l’inutile ! On pense que ce n’est pas possible, mais au fond, qu’est-ce qui n’est pas possible ? Les barrières, on se les construit souvent nous-mêmes. Alors pour 2013, pourquoi ne pas faire un peu de ménage ? Juste pour mieux vivre, en faisant la part des choses sur ce qui est vital, nécessaire, à l’opposé du superflu.

          Rester souple, ouvert, à l’intérieur, mais ferme à l’extérieur dans le but de ne pas faire rentrer n’importe quoi en soi, notamment les propos qui tendent à nous maîtriser, en ne laissant de moins en moins de place à la réflexion, justement par manque de temps. La priorité n’est-elle pas votre santé, mentale comme physique ? On a aujourd’hui sérieusement déplacé les priorités où souvent la première est celle d’acquérir toujours plus de biens matériels. À côté de cela, les temps de communications (pas ceux véhiculés forcément avec tous ces outils technologiques, mais face à face), de partage, d’entraide se font plus superficiellement. La relation à soi, à l’autre, aux autres doit absolument se remettre en mouvement, faute de quoi, l’incompréhension des phénomènes, des gens, risque de s’accélérer et de nous envoyer vers un scénario non souhaitable.

          Un monde de paix doit faire surface. C’est encore difficile. Très difficile. Les exemples ne manquent pas. Ce qui peut être souhaité, pour tous, c’est davantage de compréhension pour arrêter la violence qui se déchaîne encore et encore et de plus en plus tôt. Chacun, souhaite au fond du cœur, un monde meilleur, avec plus d’égalité. Le paradis est à construire, alors faisons en sorte de le construire, ensemble, dans la sérénité, pour le bien de tous. Quittons l’animosité et rencontrons l’amitié pour donner naissance à l’humanité qui est en nous. Non, ce n’est pas la fin du monde, mais la fin d’un monde qu’il faut entrevoir, celui de la violence.

          Je vous souhaite plus de paix intérieure pour que votre vie soit remplie de moments heureux, de bonheur et de joie, à partager avec vos proches. C’est la voie pour une bonne santé.

Jean-Claude Bénis



 

TAI CHI CHUAN

Notre stage à Sélestat

          Cette année, au programme, la "réactualisation"… de la forme des 24 du style Yang, également appelée "la petite forme de Pékin".

          Pour une personne qui a l'habitude de pratiquer le grand mouvement – la forme des 108 – cela lui paraît relativement simple : forme plus courte, mais aussi des séquences qui ne font pas partie de cette petite forme. Cependant, des séquences symétriques existent dans la forme de Pékin, mais pas dans l'autre, ce qui peut aussi perturber. Il y avait donc une forme de vigilance qu'il fallait avoir pour ne pas tomber dans le piège de la reproduction intégrale des acquis de la grande forme.

          Le groupe a pu voir également pour la deuxième fois consécutive un enchaînement de chi kung, plus connu sous le nom de Liangong.

Logo du Tai Chi Chuan

Photo prise lors d'un cours du lundi soir où l'on étudie la forme des 108 mouvements du style Yang.


"Le simple fouet" lors d'un cours du lundi soir où l'on
étudie la forme des 108 mouvements du style Yang.

          Ces formes du Liangong sont très pratiquées en Chine, et pas seulement dans le cadre des arts internes. Les pratiquants d'arts martiaux en général peuvent y puiser des séquences faute de tout faire… mais il faut savoir que cet enchaînement regroupe des "paquets" de 6 séries de mouvement, agissant sur une partie plus spécifique du corps. Ces séries, exécutées dans l'ordre, permettent pour les trois premières d'agir du haut vers le bas du corps ; la nuque, les épaules… puis les chevilles. On perçoit très vite l'intelligence même de la construction de cet enchaînement de chi kung (Qi Gong). Cela peut en faire d'ailleurs une pratique à part entière, en dehors même de la seule pratique du Tai Chi Chuan. Mais il faut également savoir que les effets ne peuvent avoir une véritable répercussion que si le pratiquant exécute régulièrement cette forme de chi kung… on n’a rien sans rien !

          Comme nous le faisons régulièrement durant l'année, nous avons également pratiqué les Ba Dua Jin, une autre forme de chi kung. Dans notre association, le début du cours tourne toujours autour du chi kung afin de préparer le travail orienté ensuite sur le Tai Chi Chuan.

          Pour de plus amples renseignements on peut consulter l'ouvrage de Roland HABERSETZER, "Chi Kung, la maîtrise de l'énergie interne", éd. Amphora.



 

Stage de karaté en Belgique

À Halle

          Un stage pas comme les autres… 25 ans… d'existence pour le dojo d'Alex Hauwaert – expert au CRB-IT – est forcément un évènement ! Et à cette occasion, Shihan Roland HABERSETZER était présent.

          Comme les années précédentes, quelques karatékas de notre association Dento Budo Dojo étaient présents.

          Ce stage était donc en Belgique, mais Jacques FAIEFF y a participé activement, comme cela se fait à chaque stage !

          Si le samedi était concentré sur un karaté plus "basique", plus classique, le dimanche quant à lui avait l'orientation, sous la direction du Shihan, du Tengu-ryu. Un tout autre programme… mais dont les concepts développés ont une véritable raison d'être dans le contexte actuel que nous vivons !

 

 

Notre groupe participant au stage avec deux experts et le Shihan.


Notre groupe participant au stage avec deux experts et le Shihan.

 

 

Didier et Sébastien en discussion avec Shihan Roland Habersetzer.


Didier et Sébastien en discussion avec Shihan Roland Habersetzer.

          Cette période hivernale, exprimée par la présence de la neige, avait sa contrepartie : avec la chaleur de chacun… dans une ambiance toute particulière… Les présents savent…

          Laissons le mystère planer… et un grand merci à tous les participants du Dento à ce stage… car il fallait une dose de motivation avec ces conditions climatiques ! Merci aussi à toute l'organisation… toujours aussi parfaite !

Tengu Karaté-do



 

Passage de grade 2013

Nouvelles ceintures noires à Sélestat

          Il y a dans une vie des moments partagés qui réveillent en nous quelques souvenirs. Ce fut le cas ce week-end du 23-24 mars. Franck BOCQUAIN et Christian LEHMBECKER, après de longs efforts, sur le tatami, ont été la chercher, celle qui fait souvent rêver lorsqu’on commence le karaté… la ceinture noire. Ils savent, tous les deux, comme tous ceux qui sont passés par cette épreuve, qu’elle ne tombe pas du ciel. Tant d’efforts, de volonté, d’engagement dans la pratique, et parfois même de « sacrifices » pour un jour obtenir le shodan. Maintenant vous êtes SHOSHI-HO de Tengu-ryu karaté-do - premier niveau chez les ceintures noires selon l'enseignement de Shihan Roland Habersetzer. C’est une fin, celle de quitter la pratique des débutants, pour entrer dans les « études supérieures ». Un véritable chantier devant soi se profile alors… La difficulté, ou plutôt, les difficultés, ne manqueront pas ! Chaque niveau (dan) orientera (doit orienter) vers une recherche bien spécifique à l’évolution du karatéka qui chemine. C’est ainsi dans une pratique qui se rattache à une véritable tradition (et non au monde sportif où les enjeux sont bien différents). Alors… bienvenue à vous deux parmi les Yudansha. Gardez toujours en vous l’esprit du débutant, celui-là même qui vous permettra d’aller de découvertes en découvertes, avec cette curiosité présente à tout moment. C’est aussi cet état d’esprit qui vous permettra, un jour, de faire jaillir cette quête intérieure qui peut-être sommeille encore en vous. Le temps de la pratique, bien construit, vous le fera comprendre. En attendant, bien des kimonos devront être trempés par la sueur… avec l’intelligence de l’esprit et du corps… La place à l’étude, maintenant, sérieuse… comme le veut le parcours d’un Do.

 

 

Christian faisant gyaku zuki avec te-nagashi uke.


Christian faisant gyaku zuki avec te-nagashi uke.

 

 

Franck exécutant gyaku zuki chudan


Franck exécutant gyaku zuki chudan

          Le karatéka, à travers la précision de ses gestes, de ses rythmes, doit aussi comprendre qu’il existe bien d’autres rythmes… Doit-on rappeler, en premier, celui de la Vie ?

          Félicitations à vous, de tous les membres du Dento Budo Dojo. Vous faites maintenant partie des Yudansha… Vous serez observés, notamment, par les débutants qui verront en vous de nouveaux modèles. Soyez conscient des valeurs, en tant que ceintures noires, que vous leur transmettrez.

Tengu Karaté-do

Aux extrémités, nos deux nouveaux promus SHOSHI-HO, shodan de Tengu-ryu Karatédo.


Aux extrémités, nos deux nouveaux promus SHOSHI-HO, shodan de Tengu-ryu Karatédo.



 

Koshiki Kata

 

          Très éloigné des Shitei Kata (kata pour la compétition) le Koshiki Kata a une orientation qui se situe bien ailleurs que celle d’un spectacle. Rien, en effet, de visiblement transcendant… au premier regard.

          Les styles modernes ont perdu des clés de connaissance. Les Koshiki Kata, plus proches de la racine chinoise, en possèdent encore. Mais pour combien de temps si ceux-ci ne sont pas transmis ?

          Ou, dans le meilleur des cas, transmis mais mal compris… car c’est un enseignement, n’ayons pas peur de le dire, fin ! Difficile d’ailleurs d’enseigner en masse ce genre de kata.

Notre groupe du Dento Budo Dojo au stage Koshiki Kata


Notre groupe du Dento Budo Dojo au stage Koshiki Kata

          Les connaissances de ces katas, même si on sait qu’elles touchent à l’interne, présentent des véritables clés pour le combat. Pourtant, à y regarder l’exécution d’un kata on a du mal à le percevoir. Les bunkai (applications) démontrent leur efficacité. C’est sans appel, à condition de bien faire la technique… Mais pour cela, il faut pratiquer le Koshiki Kata, sans le modifier en y incluant des techniques modernes ou des sensations provenant d’un autre style. Difficile à faire si on ne veut pas se remettre en cause… Les apparences sont souvent trompeuses. Et c’est encore plus vrai aujourd’hui où l’image et l’apparence ont souvent leur place sur un podium ! Afin d’appréhender cette forme de pratique du karaté, avec le respect du corps, avec des positions qui sollicitent moins les articulations, nous avons revu les katas Unsu et Sochin qui ont été transmis à feu OHTSUKA sensei du Gojukensha et dont SUZUKI sensei enseigne aujourd’hui. Rappelons que ce dernier a été élève direct de Yushoku HIGA, d’Okinawa, où il enseignait le style Shorin.

          À ces deux katas, s’y est ajouté pour la première fois, le kata Jitte. À la fois proche et éloigné de son équivalent dans le style Shotokan, ce kata possède ses clés d’efficacité pour le combat !

          Ces katas d’un autre temps… ont leur véritable raison s’être pour les karatékas qui désirent approfondir le Kumite. Dans le Tengu-ryu karatedo, nous avons justement ce souci d’avoir une réponse qui correspond au contexte actuel. Il se trouve que les Koshiki kata apportent par leurs contributions des éléments de réponse. L’« ancienneté » a parfois des valeurs bien modernes… Shihan Roland HABERSETZER nous a invités à prendre conscience de l’importance de la pratique du Koshiki Kata, et pour plusieurs raisons… que les stagiaires connaissent ! Mais citons-en une : Le Koshiki Kata accompagne mieux le vieillissement du corps, qui nous gagne tous au fur et à mesure que le temps s’écoule.

          Que ces trésors d’un autre temps puissent vous parvenir, vous interpeller, vous enrichir dans votre réflexion de ce que vous faites de votre pratique, de votre temps.

          N’oublions pas : une pratique doit nous construire, nous préserver, mais en aucun cas nous détruire.



 

Karaté - stage de printemps

Mai 2013

          Lourd programme… Nous y sommes habitués, mais quand même… pour être chargé, c’était chargé ! Le stage de printemps davantage orienté vers le kobudo a été très riche… Apprendre pour certains, revoir pour d’autres, les katas avec arme, est souvent l’objet de quelques difficultés supplémentaires. La manipulation du tambo ou du bokken était au centre de deux katas. Le embusen (schéma de déplacement) est celui du « Kara-ho Tengu-no-Kata » ce qui facilite les directions lors des déplacements. Reste donc les manipulations des armes à intégrer. La précision de celles-ci n’est pas toujours évidente, mais avec du temps de pratique ça finit bien par venir !

          Quelques échanges aussi entre le bo d’un côté, et le tambo de l’autre… ne facilitaient pas la gestion de la distance (ma). Problème également expérimenté sur distance courte (chika-ma) et à main nue, sur saisie. Si le judoka affectionne ce genre de situation, le karatéka quant à lui s’en éloignera. Cependant, la réalité montre qu’une saisie peut arriver, et alors, que peut faire un karatéka, quelle sera sa réaction ? C’est sur quelques cas que nous avons pu mettre en œuvre quelques kumite en réagissant en chika-ma à la façon dont l’enseigne Shihan Roland Habersetzer en Tengu-ryu. Cela pouvait en dérouter quelques-uns, notamment ceux qui ne sont pas du CRB-IT mais qui ont fait la démarche de venir et d’expérimenter une autre façon de pratiquer le karaté. Nous ne sommes pas dans une pratique sportive et ici, il s’agit bien d’avoir un comportement juste, adéquat, en réponse aux circonstances dont les enjeux sont multiples… Le premier étant de sortir indemne, si possible, d’une agression ou de quelque chose qui y ressemble ; ce n’est pas toujours facile de reconnaître ce qui peut être une agression et c’est la raison que dans l’instantanéité d’une réaction il doit y avoir aussi une certaine mesure dans l’intensité du geste. Vaste programme de discernement…

Les stagiaires de Dento Budo Dojo en ce mois de mai 2013.


Les stagiaires de Dento Budo Dojo en ce mois de mai 2013.

          Afin d’éduquer le comportement dans une situation conflictuelle, nous avons également pratiqué quelques parties du Goshin kata, l’une des pierres angulaires du ryu. Car il s’agit aussi d’expérimenter un état émotionnel… on est bien dans le kata, n’est-ce pas ! Tout ce qui est entrepris pour sortir d’une mauvaise situation doit être le reflet d’une réponse juste, et non pas l’expression d’un défoulement sauvage, non contrôlé… à l’opposé du citoyen responsable. Nous sommes dans la pratique d’un Do, doit-on le rappeler ?…

Patrick (à gauche) et André (à droite), deux ceintures noires du Dento Budo Dojo.


Patrick (à gauche) et André (à droite), deux ceintures noires du Dento Budo Dojo.

Patrick et André dans des phases de kumite.


Patrick et André dans des phases de kumite.

 

Marie-Andrée (à gauche) et Nathalie (à droite), en kumite.


Marie-Andrée (à gauche) et Nathalie (à droite), en kumite.

Sensei Roland HABERSETZER, répondant sur une saisie arrière en chika-ma avec Alex HAUWAERT


Sensei Roland HABERSETZER, répondant sur une saisie arrière en chika-ma avec Alex HAUWAERT

Réponse en chika-ma, sur l'avant, avec Jacques FAIEFF.


Réponse en chika-ma, sur l'avant, avec Jacques FAIEFF.

« Didier (à gauche) et Sébastien (à droite), deux ceintures noires du Dento Budo Dojo.


« Didier (à gauche) et Sébastien (à droite), deux ceintures noires du Dento Budo Dojo.

Helmut GÖTZ avec l'un de ses élèves.


Helmut GÖTZ avec l'un de ses élèves.

 

          On est en droit de penser que cette façon de pratiquer le karaté est attirante, et pour preuve, de plus en plus de karatékas venant du monde sportif viennent, et même reviennent, ce qui démontre bien que ce karaté-là est bien une pratique qui colle à la réalité.

          Shihan Habersetzer nous a encore sensibilisés sur de nombreux aspects de la pratique, comme l’action à froid, sans échauffement… pour être conscient d’un maximum de paramètres avant de faire quoi que ce soit ! Sous cet angle, la première lettre, « A », de l’acronyme ADEM… Appréciation… aura tout son sens ! Faire dans l’instant avec ce qu’on a et ce qu’on est !...

          Vivement l’année prochaine… pour un événement… le cinquantième stage de printemps du sensei…

Jean-Claude Bénis

Démonstration d'une application avec l'utilisation du tambo face à un bo.


Démonstration d'une application avec l'utilisation du tambo face à un bo.

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Un groupe toujours aussi impressionnant de karatéka, sous le soleil et à la veille du cinquantième stage... de printemps ! Rendez-vous pour cela en 2014.


Un groupe toujours aussi impressionnant de karatéka, sous le soleil et à la veille du cinquantième stage... de printemps ! Rendez-vous pour cela en 2014... (Photo ci-dessus de Isabelle Jans)



 

L'école des cadres 2013

L'école des cadres 2013

          Notre habituelle École des Cadres vient d’avoir lieu… marquant aussi une « nouvelle saison ». C’est l’occasion pour les nouveaux venus dans l’encadrement de découvrir que l’aspect pédagogique est au cœur de l’enseignement de notre école (ryu). Pour enseigner dans un ryu tel que le nôtre, il faut non seulement avoir des compétences techniques, mais aussi savoir de quoi on parle.

Les cadres, de plus en plus nombreux, fidèles à ce rendez-vous, tant attendu, pour de nouvelles pistes pédagogiques.


Les cadres, de plus en plus nombreux, fidèles à ce rendez-vous, tant attendu, pour de nouvelles pistes pédagogiques.

          Enseigner un art martial n’a pas pour fin celle d’une seule pratique technique, mais plus encore, celle de l’esprit de celle-ci ; en connaître les tenants et aboutissants est alors une nécessité si l’on veut guider un élève vers une droiture en termes de comportement, ce qu’on retrouve également chez un citoyen responsable de ses actes.

          Nous savons pertinemment qu’on ne peut répondre à une violence gratuite et imposée par une réponse du même ordre. L’acte de défense peut paraître aux yeux extérieurs (les témoins selon les termes juridiques) comme violent (c’est souvent le cas) mais l’issu doit en être l’état de contrôle dans la mesure du possible et non une avalanche de sauvagerie qui serait alors, et à juste raison, très condamnable. Pour arriver à apaiser une situation extrêmement tendue, il faut en avoir les moyens ! Et c’est là qu’on peut percevoir la portée de la parole de l’enseignant qui doit accompagner les techniques enseignées afin que l’élève prenne conscience des conséquences de ce qu’il aura mis en œuvre lors d’une situation de crise.

          L’illusion est pourtant bien réelle… l’art traditionnel de l’enseignement des arts martiaux pose de véritables questions chez les pratiquants ! Mais aujourd’hui, qui cela intéresse ? Se poser des questions pour envisager une véritable réflexion sur soi, sur le rapport à l’autre, plus largement sur la direction d’une société… demande du temps. Force est de constater qu’il nous manque.

          Oui, nous sommes très loin au fond d’une certaine liberté. À force de répondre sans cesse à des sollicitations extérieures nous aurons le triste constat de voir un bilan de vie rempli de futilité ! Nous savons que la pratique d’un art martial, par sa réflexion, plus loin, par sa philosophie – celle construit en nous – engendre une liberté dont on ne peut par définition en mesurer la taille… Sous ses aspects violents… se cache une véritable non-violence, la porte de la sérénité…

Sensei Roland Habersetzer


Sensei Roland Habersetzer

          Si l’on veut une société plus agréable à vivre c’est sur les jeunes qu’il faut « miser », adultes de demain. Pourtant, des comportements déviants semblent croître, ce qui interpelle sur le contenu éducatif, lorsqu’il existe… aujourd’hui. La première responsabilité sera toujours celle des parents, malheureusement pas toujours présents. Notre ryu participe à l’éducation de l’homme d’aujourd’hui pour devenir, peut-être, l’Homme… mais c’est d’une autre dimension.

          Nous remarquons aujourd’hui l’engouement des « formules bien-être » ! Reflet sans doute au stress du quotidien, au rejet aussi de ces violences imposées par la société d’aujourd’hui. Mais attention à ne pas laisser les loups manger les moutons…

Jean-Claude Bénis

Sensei avec Jacques Faieff.


Sensei avec Jacques Faieff.

Les participants à l'Ecole des Cadres du Dento Budo Dojo


Les participants à l'Ecole des Cadres du Dento Budo Dojo



 

50 ans !

du Stage d'Hiver

 

Kan Geiko avec Sensei Roland HABERSETZER

 

          Inédit… 50 années de rendez-vous dans la pratique du karaté-do, tous les hivers, avec le fabuleux KAN GEIKO que les fidèles à sensei Roland HABERSETZER connaissent bien.

Affiche annonçant les 50 années du stage de printemps.

 

 

          Vous l'avez compris, une véritable épopée ! Cela n'arrive qu'une fois dans une vie d'un budoka. Cela dépasse les réjouissances du fait de la rareté de ce genre d’événement dans le monde des Arts Martiaux. Comme quoi, une pratique sincère et intelligente préserve bel et bien la santé… Une fois de plus, nous ne sommes pas dans une pratique sportive qui a une durée de vie bien plus courte.

          Les présents auront cette chance de vivre cet événement en ce mois de novembre 2013… Alors, au plaisir de se revoir… bientôt.



 

50 ans !

 

Depuis le commencement du stage d'hiver…

 

          Notre stage d'hiver, Kan Geiko, un rendez-vous habituel, avait cette année une note particulière… Pour preuve, le nombre de personnes présentes ! Des karatékas fidèles, de longue date pour la plupart et venant de très loin… du Canada, de Russie et même de Chine pour ceux extérieur à l'Europe, ne voulaient pas louper cette date exceptionnelle : c'était les 50 ans du stage d'hiver, créé par sensei Roland Habersetzer en 1963.

Quelques membres du Dento Budo Dojo en compagnie de Sensei Roland Habersetzer pour ce cinquantième anniversaire.


Quelques membres du Dento Budo Dojo en compagnie de Sensei Roland Habersetzer pour ce cinquantième anniversaire.

Sensei Pierre Portocarrero en compagnie de notre groupe


Sensei Pierre Portocarrero en compagnie de notre groupe

          Dans le monde du Budo, et plus particulièrement dans celui du karaté, on peut dire que c'est un événement présentant un caractère rarissime… Seule une pratique qui manifeste un Do peut prétendre à cette réunion de tant de personnes après une telle durée ! C'est grâce à cette nouvelle voie – celle du Tengu-ryu no michi – créée par sensei Habersetzer, et que de nombreux karatékas ont décidé de suivre, que l'homme de demain peut continuer à marcher droit (comme les bushi… d'un autre temps) par l'exemplarité de son comportement. Si notre société manifeste aujourd'hui de plus en plus de comportements déviants, où les formes de violences s'amplifient et grandissent, c'est aussi le fruit d'un manque de repère chez certains de nos citoyens.

Sensei Roland Habersetzer dans l'attitude Tengu-no-kamae


Sensei Roland Habersetzer dans l'attitude Tengu-no-kamae

          Heureusement, ces 50 ans de stages présentaient une atmosphère d'échange, de joie, de partage,… à l'opposé d'une attitude qui a pour seul maître l'ego ! La pratique d'un Budo c'est aussi et surtout ça : se tourner vers les autres, pour les accompagner sur leur chemin comme ils nous accompagnent, dans le respect et l'écoute. Et c'est dans cet esprit-là que nous pratiquons dans le Tengu-ryu. Un karaté qui se veut moderne par ses nombreuses adaptations liées au contexte d'aujourd'hui – car une société par nature change – tout en respectant l'humanité de chacun : une défense doit répondre avec mesure aux circonstances sans déborder à des élans de sauvagerie ! Le contrôle est une composante centrale dans notre pratique.

          Nombreux sont ceux qui adhèrent à une démarche qui vise à élever l'esprit des gens ; nous ne sommes plus au Moyen-Âge… Normalement !

          L'émotion chez chacun était forcément au rendez-vous, pendant toute la durée du stage, comme pendant ce moment de partage autour de quelques tables bien remplies pour fêter cet événement. Les surprises n'ont pas manqué aussi…

Guy lors d'un gedan barai.


Guy lors d'un gedan barai.

Sous le regard d'Alex Hauwert, les karatékas rentrant dans l'attitude Tengu-no-kamae


Sous le regard d'Alex Hauwert, les karatékas rentrant dans l'attitude Tengu-no-kamae

Pierre Portocarrero utilisant le tambo avec Sylvia.


Pierre Portocarrero utilisant le tambo avec Sylvia.

          Nos quelques membres ayant assisté à ce stage ont su apprécier ce moment heureux qui démontre encore une fois de plus qu'une pratique saine est une pratique enrichissante pour le corps et l'esprit.

          Merci à vous sensei, pour l'exemplarité qui ne peut que nous renvoyer à une plus profonde humilité dans notre pratique, par votre parole accompagnée de tant de démonstrations… après plus de 50 années de pratique.

À ce 50e anniversaire du stage d'hiver, nous étions bien au rendez-vous…


À ce 50e anniversaire du stage d'hiver, nous étions bien au rendez-vous…