Dento Budo Dojo

Ne pas se battre , ne pas subir.

 

 

 

 

 

 

 

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      Enfin une troisième raison… celle de voir des karatékas extérieurs au ryu, et de plus en plus nombreux -ce qu'on appelle des soto deshi, lorsqu'il y a un véritable engagement, une assiduité visible- et qui n'hésitent pas à revenir malgré parfois une distance qui n'est pas des moindre entre leur domicile et Strasbourg. Cela montre qu'opère un véritable questionnement sur le sens de la pratique. Nous voyons davantage d'adultes, d'un certain niveau de karaté (jusqu'au 5ème dan), n'hésitant pas à remettre en question l'approche de leur technique. Par exemple, les kumite face à plusieurs adversaires, sont d'un très haut niveau de complexité, par l'approche technique, mais surtout psychologique et tactique. La compétition dans les milieux sportifs n'aborde pas cette pratique, et pourtant, elle est essentielle aujourd'hui du fait de l'augmentation d'attaques effectuées par groupe.

      Les concepts étudiés perturbent nos habitudes car ils bousculent le confort mis en œuvre dans les dojos :

ne pas s'attacher au(x) résultat(s), ne pas se fixer, car toutes formes d'attaches vous rendent prisonnier sur un protagoniste, sur un fait, et ouvrant ainsi la porte à une éventuelle action qui peut vous prendre de vitesse et à laquelle vous ne vous y attendiez pas. De nombreux stratèges explique bien qu'il faut êtres sans cesse en mouvement… mais on pense trop souvent au corps, pas assez à l'attention, au regard… dont la mobilité devra sans cesse opérer.

      Sans vouloir en faire une liste, les concepts étudiés et démontrés étaient de différents niveaux de subtilité. Pour cela, sans une technique déjà bien mis en place, l'étude des kumité pouvait sembler difficile, voire impossible, alors qu'il n'en était rien. Comme le soulignait O-Sensei, il ne s'agit pas de refaire sa technique, mais de l'utiliser autrement.

      Un stage comme celui-ci, demande un engagement davantage mental que physique, ce qui fatigue énormément si on le fait bien. Mais attention de ne pas

tomber dans la routine, néfaste pour une réponse juste.

      Dans cette atmosphère estudiantine, il a fallu malgré tout le plaisir que nous y avions mis, que cela s'arrête. Maintenant, c'était l'heure du retour, avec nos souvenirs, qui nous attendait, avec une dose de fatigue supplémentaire ! L'essentiel, au fond, c'est d'avoir enrichi la pratique du karaté, ce qui semble avoir été un objectif atteint.

 

      Merci à O-Sensei Roland HABERSETZER et à ses sempai pour l'encadrement de ce stage, avec tout le sérieux et la pédagogie au service des progrès de chacun.

 

 

O-sensei et Jacques FAIEFF

photo 1

Début d'un irimi sur Gyaku Zuki Chudan

Variations (2) et (3) d'un uke waza                                 
démontré par Siegfried HÜBNER
                        photo 3 »

tambo

photo 2


tambo uke

Helmut GÖTZ utilisant le tambo (4 à 6)    photos 5 et 6 »

 

Oi zuki chudan, technique d'atémi.

photo 4

Le tambo utilisé sur un mae geri chudan


Helmut GÖTZ

tambo uchi