Dento Budo Dojo

Ne pas se battre , ne pas subir.

 

L'école des cadres 2015


 

 

 

Notre rentrée Budo, qui se fait au début du mois de septembre, comme dans le milieu scolaire, précède une seconde, qui elle se fait à la fin de ce même mois et réunissant tous les cadres du CRB-IT (Centre de Recherche Budo – Institut Tengu). Trois bons mois nous ont « séparé » physiquement, mais certainement pas spirituellement… C’est justement cette même longueur d’onde qui nous rassemble. Une même conception de l’art martial, avec tant de questions… et des réponses, incomplètes, favorisant

des pistes de réflexion. C’est toujours avec enthousiasme que nous nous revoyons. Des initiatives de recherche venant de certains dojos sont proposées. Des réflexions, et parfois accompagnées par des démonstrations, viennent chatouiller l’esprit des karatékas afin d’aller plus loin dans les méthodes pédagogiques véhiculées dans nos dojos.

 

      Il est évident, que selon tel ou tel sensei, une direction peut être prise par un dojo, mais toujours dans le respect des idées motrices et fondatrices enseignées Soké HABERSETZER dans son ryu. L’Ecole des cadres est faite pour comprendre l’esprit du contenu des enseignements. Des pistes sont alors présentées et discutées pour améliorer un enseignement moderne et adapté aux formes de violences du monde d’aujourd’hui.

 

Meikyo

 

         Soké Roland HABERSETZER devant l'assemblée des cadres.

      La tradition nous a transmis des valeurs, dont par exemple celle de stopper la violence ! Si la technique est un moyen pour cela, elle n’est pas en soi une fin. N’empêche que la parole prend aujourd’hui encore plus de place pour bien comprendre ce que nous faisons : rendre davantage responsable le citoyen… par ses actes, par ses paroles, par son attitude apaisante plutôt que provocante.

      La jungle des pratiques martiales augmente… mais avec un contenu éthique à l’image d’un désert. Face à ces nouvelles méthodes (?!) on ne peut qu’y voir très souvent des tromperies. Mais un public peu cultivé ne peut évidemment pas se rendre compte de la pauvreté du contenu enseigné. Cela se conçoit aisément pour le débutant, mais quand même… lorsqu’on veut pratiquer une discipline martiale on se documente un peu pour savoir d’où vient telle ou telle méthode et ce qu’elle vise. Ce qui n’est pas simple… dans cette jungle !

Ce stage, pour le Dento… reste un rendez-vous qui nous remplit d’énergie. Il n’y a pas à dire, mais le partage d’idées est forcément moteur quand on se l’approprie pour les enseignements futurs. A nous, cadres, d’en faire quelque chose au sein même de nos dojos.


 

Jean-Claude Bénis