Dento Budo Dojo

Ne pas se battre , ne pas subir.

 

Sensei Pierre PORTOCARRERO

...au Dento Budo Dojo

 

 

A la veille de notre habituel stage d'hiver, nous avons eu la chance d'avoir la visite de Sensei Pierre PORTOCARRERO, élève, rappelons-le… de feu O-sensei Tsuneyoshi OGURA (et dont O-sensei Roland HABERSETZER fut également son ichi uchi deshi (premier disciple interne)…) qui nous enseigna quelques façons d'utiliser le corps à travers la méthode du Gembukan (nom du dojo de maître OGURA au Japon et dont l'un de ses fils, Hisanori OGURA, y enseigne aujourd'hui mais en suivant la méthode de feu Meitoku YAGI avec un style Goju-ryu okinawaien et différent de son père) dont il est le représentant officiel en Europe.

Pour notre dojo, il est clair que ce passage, somme toute rapide, reste toujours un bon moment riche de réflexion quant à la façon de progresser dans sa technique du karaté. Au fond, quelque soit le style utilisé, le mouvement cache en chacun d'eux de réelles subtilités à condition de vouloir s'y attacher… L'utilisation intelligente du corps montre de véritables secrets d'efficacité mais qui se gagnent après un long travail… prix d'un effort dans la durée… assez loin des préoccupations actuelles où tout doit aller très vite ! Seulement voilà, le corps et l'esprit ont leur rythme…



      Ce clin d'œil nous montre une fois de plus la richesse de l'art de la main vide - le karaté ! Vécu sous un tel angle, l'enseignement – on peut là réellement parler d'enseignement – éclaire un peu plus notre chemin où la passion ne fait qu'augmenter tant la richesse y est majestueuse… et je pèse mes mots !

Pierre PORTOCARRERO au Dento Budo Dojo

 

Les participants du dojo lors de la venue de sensei Pierre Portocarrero à Sélestat.

      Cet apport de Pierre Portocarrero montre bien à tous les membres du Dento Budo Dojo que cet état d'esprit dans lequel nous enseignons le karaté est bien identique même si nos techniques diffèrent. Cette considération démontre bien que la technique n'est pas une priorité en soi, même si celle-ci doit être appliquée avec justesse… mais que c'est bien ce qu'on en fait, son orientation qui restera prioritaire.

      Tous les membres de notre association se joignent à moi pour remercier ces instants précieux auprès de sensei Pierre Portocarrero qui, nous le souhaitons, se reproduira ultérieurement… avec ce souffle si mystérieux que l'on appelle le Ki… et qui nous accompagne au dojo.

 

Jean-Claude Bénis