Dento Budo Dojo

Ne pas se battre , ne pas subir.

 

Kan Geiko 2014,

le Dento Budo Dojo

 

fidèle à ce stage d'hiver

 

 

Les dates anniversaires – les cinquante ans de … - sont maintenant derrière nous. Mais l'esprit qui anime le Tengu-ryu est en dehors du temps. Pour preuve, ce nombre toujours aussi important de karatékas fidèles à ce rendez-vous. Une fois de plus, ce réel engouement crédibilise l'orientation de notre école.

       Nous savons tous que nous vivons une période difficile. Difficulté collective comme individuelle. Directement ou indirectement. Mais cela n'empêche pas tous ces karatékas de vivre une expérience commune qui, avouons-le, intéresse. Qu'est-ce qui fait que tous ces karatékas venant de divers pays, parfois même très loin, viennent à ce stage animé par soké Roland Habersetzer et ses experts dans différents domaines de compétences ? On ne va évidemment pas répondre à cette question qui appelle une somme de réponses variées. Mais on peut toutefois en citer une : la passion.


       La passion peut avoir un sens différent selon chacun. Disons, plus simplement, un intérêt. Oui, mais un intérêt à quoi ? … Celui de vouloir répondre à un questionnement, personnel là encore, et qui doit permettre de mieux vivre ! Et qui cela n'intéresse-t-il pas … de mieux vivre ?

Le groupe de ceintures noires durant le stage d'hiver 2014, kan geiko.

 

Des Ceintures Noires (Yudansha) de tous les horizons... où les différences s'effacent pour laisser place à la compréhension
de l'enseignement transmis par soké Roland Habersetzer, dans le cadre de notre école traditionnelle, le Tengu-ryu.

Mieux vivre avec soi, mieux vivre avec les autres, mieux vivre avec son environnement … car mieux vivre permet de mieux se préparer pour le futur.

      Un futur par définition inconnu. Mais cela n'empêche de s'y préparer ! Mais au fait, se préparer à quoi ? Là, les possibles sont infinis. Mais compte tenu de ce qui se passe actuellement… plus au pire qu'au meilleur ! J'aimerais qu'il en soit différent… mais l'augmentation des violences (il en existe tellement de formes…) ne cesse de croître. Pour essayer (restons toujours modeste, s'il vous plaît !) de faire face (au moins à l'échelle individuelle) à cette violence il va falloir faire du tri en ce qui est prioritaire et ce qui ne l'est pas ! Si certains vivent, d'autres survivent, ne l'oublions pas… car c'est une clé de ces manifestations violentes. Mais ce n'est en aucun cas une raison de se laisser dominer par ces comportements déviants ! Ne pas se battre, ne pas subir…

      Un brin de sagesse qui a sa force dans le fait même de manifester une attitude de respect sans pour autant s'incliner devant la bêtise. Quoi de plus bête, surtout à l'âge adulte, que de se battre, j'entends, avec le corps ou ses prolongements, les armes. Le constat montre bien que l'homme manque bien encore d'esprit… bienveillant, celui-là même qui vous connecte à quelque chose de plus grand, de plus haut, de plus élevé. Même si la prise de conscience est pour certain réelle et grandissante, elle est encore insuffisante. En attendant, il faut se préparer à une période qui risque d'estomper les couleurs pour ne laisser la place qu'aux noir et blanc. Dans ce cas-là, soyons du côté de la lumière pour éclairer et montrer que la couleur existe belle et bien !

      Dois-je rappeler aussi que la pratique d'un budo, comme celui que nous pratiquons au Tengu-ryu, oriente les pratiquants vers de vraies questions, celles qui  touchent à l'existence,  au bien et au mal,  au sens

même de sa vie et de ce qu'on y met à l'intérieur… et bien d'autres sujets. La défense, dans un cas concret, doit rester sa première préoccupation avec une mesure adaptée aux circonstances ce qui fait du pratiquant un être responsable. Nous percevons la difficulté d'un tel comportement… il est tellement facile de frapper plutôt que de maitriser, de contrôler un agresseur. Ce qui est, entendons-nous bien, très difficile face à plusieurs agresseurs… mais dans tous les cas de figure si l'agressé n'a su se poser les bonnes questions pour trouver quelques réponses alors il risque d'y avoir un dérapage dans la réponse. C'est pour cela que sensei nous interpelle sur l'état d'esprit avec lequel on participe durant une action. Au-delà de la technique, le mental sera au premier plan… décider avant pour ne pas hésiter pendant!

      La réponse sera personnelle… ce qui construit la philosophie de chacun. Pour entraîner cela, de nombreuses  situations  ont  été  montrées,  avec,  des

nouveaux concepts « d'entraînements » permettant ainsi de se rapprocher à une certaine réalité dont seuls les présents au stage seront de quoi je parle.

 

      Le mot de la fin : toutes nos félicitations à Evgueni BEZROUCHKO promu 6ème Dan - TASHI selon la graduation du ryu - par O-sensei Roland Habersetzer.

 

Jean-Claude Bénis

 

 

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