Dento Budo Dojo

Ne pas se battre , ne pas subir.

 

 

Karaté - stage de printemps

 

mai 2013

 

 

Lourd programme… Nous y sommes habitués, mais quand même... pour être chargé, c’était chargé ! Le stage de printemps davantage orienté vers le kobudo a été très riche … Apprendre pour certains, revoir pour d’autres, les kata avec arme, sont souvent l’objet de quelques difficultés supplémentaires. La manipulation du tambo ou du boken étaient au centre de deux kata.

Le embusen (schéma de déplacement) est celui du «Kara-ho Tengu-no-kata» ce qui facilite les directions lors des déplacements. Reste donc les manipulations des armes à intégrer. La précision de celles-ci n’est pas toujours évidente, mais avec du temps de pratique ça finit bien par venir !

      Quelques échanges aussi entre le bo d’un côté, et le tambo de l’autre… ne facilitaient pas la gestion de la distance (ma). Problème également expérimenté sur distance courte (chika-ma) et à main nue, sur saisie. Si le judoka affectionne ce genre de situation, le karatéka quant à lui s’en éloignera. Cependant, la réalité montre qu’une saisie peut arriver, et alors, que peut faire un karatéka, quelle sera sa réaction ? C’est sur quelques cas que nous avons pu mettre en œuvre quelques kumite en réagissant en chika-ma à la façon dont l’enseigne shihan Roland Habersetzer en Tengu-ryu. Cela pouvait en dérouter quelques-uns,

notamment ceux qui ne sont pas du CRB-IT mais qui ont fait la démarche de venir et d’expérimenter une autre façon de pratiquer le karaté. Nous ne sommes pas dans une pratique sportive et ici, il s’agit bien d’avoir un comportement juste, adéquat, en réponse aux circonstances dont les enjeux sont multiples… Le premier étant de sortir indemne, si possible, d’une agression ou de quelque chose qui y ressemble ; ce n’est pas toujours facile de reconnaître ce qui peut être une agression et c’est la raison que dans l’instantanéité d’une réaction il doit y avoir aussi une certaine mesure dans l’intensité du geste. Vaste programme de discernement…

      Afin d’éduquer le comportement dans une situation conflictuelle, nous avons également pratiqué quelques parties du Goshin kata, l’une des pierres angulaires du ryu. Car il s’agit aussi d’expérimenter un état émotionnel…  on est bien dans le kata, n’est -

stagiaires.

 

Les stagiaires de Dento Budo Dojo en ce mois de mai 2013.

ce pas ! Tout ce qui est entrepris pour sortir d’une mauvaise situation doit être le reflet d’une réponse juste, et non pas l’expression d’un défoulement sauvage, non contrôlé… à l’opposé du citoyen responsable. Nous sommes dans la pratique d’un Do, doit-on le rappeler ? …

      On est en droit de penser que cette façon de pratiquer le karaté est attirant, et pour preuve, de plus en plus de karatéka venant du monde sportif viennent, et même reviennent, ce qui démontre bien que ce karaté-là est bien une pratique qui colle à la réalité.

      Shihan Habersetzer nous a encore sensibilisé sur de nombreux aspects de la pratique, comme l’action à froid, sans échauffement… pour être conscient d’un maximum de paramètres avant de faire quoi que ce soit ! Sous cet angle, la première lettre, « A », de l’acronyme ADEM… Appréciation… aura tout son sens ! Faire dans l’instant avec ce qu’on a et ce qu’on est !...

      Vivement l’année prochaine… pour un événement… le cinquantième stage de printemps du sensei…

Jean-Claude Bénis

 

 

 

 

 

 

    Suivent quelques photos prises durant ce stage. Les deux premières photos montrent Patrick (à gauche) et André (à droite), deux ceintures noires du Dento Budo Dojo dans des phases de kumite.

 

Patrick et André, deux ceintures noires du Dento Budo Dojo.
Patrick et André, deux ceintures noires du Dento Budo Dojo.

 

 

 

 

 

 

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