Dento Budo Dojo

Ne pas se battre , ne pas subir.

 

L'école des cadres 2013

La fidélité ...


 

 

 

Notre habituelle Ecole des Cadres vient d’avoir lieu… marquant aussi une « nouvelle saison ». C’est l’occasion pour les nouveaux venus dans l’encadrement de découvrir que l’aspect pédagogique est au cœur de l’enseignement de notre école (ryu). Pour enseigner dans un ryu tel que le notre, il faut non seulement avoir des compétences techniques, mais aussi savoir de quoi on parle.

 

Un groupe important à l'Ecole des cadres...

 

Les cadres, de plus en plus nombreux, fidèles à ce rendez-vous, tant attendu, pour de nouvelles pistes pédagogiques.

       Enseigner un art martial n’a pas pour fin celle d’une seule pratique technique, mais plus encore, celle de l’esprit de celle-ci ; en connaître les tenants et aboutissants sont alors une nécessité si l’on veut guider un élève vers une droiture en terme de comportement, ce qu’on retrouve également chez un citoyen responsable de ses actes.

      Nous savons pertinemment qu’on ne peut répondre à une violence gratuite et imposée par une réponse du même ordre. L’acte de défense peut paraître aux yeux extérieurs (les témoins selon les termes juridiques) comme violent (c’est souvent le cas) mais l’issu doit en être l’état de contrôle dans la mesure du possible et non une avalanche de sauvagerie qui serait alors, et à juste raison, très condamnable. Pour arriver à apaiser une situation extrêmement tendue, il faut en avoir les moyens !

Et c’est là qu’on peut percevoir la portée de la parole de l’enseignant qui doit accompagner les techniques enseignées afin que l’élève prenne conscience des conséquences de ce qu’il aura mis en œuvre lors d’une situation de crise.

      L’illusion est pourtant bien réelle… l’art traditionnel de l’enseignement des arts martiaux pose de véritables questions chez les pratiquants ! Mais aujourd’hui, qui cela intéresse ? Se poser des questions pour envisager une véritable réflexion sur soi, sur le rapport à l’autre, plus largement sur la direction d’une société… demande du temps. Force est de constater qu’il nous manque.

      Oui, nous sommes très loin au fond d’une certaine liberté. A force de répondre sans cesse à des sollicitations extérieures nous aurons le triste constat de voir un bilan de vie rempli de futilité ! Nous savons

que la pratique d’un art martial, par sa réflexion, plus loin, par sa philosophie – celle construise en nous – engendre une liberté dont on ne peut par définition en mesurer la taille… Sous ses aspects violents… se cache une véritable non-violence, la porte de la sérénité…


      Si l’on veut une société plus agréable à vivre c’est sur les jeunes qu’il faut « miser », adultes de demain. Pourtant, des comportements déviants semblent croître, ce qui interpelle sur le contenu éducatif, lorsqu’il existe… aujourd’hui. La première responsabilité sera toujours celle des parents, malheureusement pas toujours présents. Notre ryu participe à l’éducation de l’homme d’aujourd’hui pour devenir, peut-être, l’Homme… mais c’est d’une autre dimension.

      Nous remarquons aujourd’hui l’engouement des « formules bien-être » ! Reflet sans doute au stress du quotidien, au rejet aussi de ces violences imposées par la société d’aujourd’hui. Mais attention à ne pas laisser les loups manger les moutons…

 

Jean-Claude Bénis

 

 

 

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