Dento Budo Dojo

Ne pas se battre , ne pas subir.

 

Éditorial de novembre

La jeunesse et l’activité physique

 

 

Force est de constater, que plus on vieillit, moins on bouge. Phénomène naturel lié à une certaine usure des articulations, à un fléchissement de la tonicité musculaire, au système cardio-vasculaire en moins bon état, à l’envie de bouger… Jusqu’ici, rien d’alarmant puisque cela s’inscrit dans le déroulement naturel de la vie de chacun. Là où cela devient préoccupant c’est lorsque l’on constate que tôt dans la vie, notamment chez les jeunes, les adolescents en particulier, le temps d’activité physique tend à diminuer de plus en plus. Constat qui

ne touche pas seulement notre société. C’est un phénomène culturel, observable dans les sociétés surtout occidentales (Europe, Nord Amérique, …) où qui tendent à le devenir.

      L’apport des outils modernes de communication, tels que les ordinateurs, téléphones portables et aujourd’hui les tablettes, n’arrangent rien ! Nous savons en effets que ces outils dotés d’un écran favorisent une forme de sédentarisation des personnes. Assis sur une chaise pour jouer à un jeu vidéo sur ordinateur, ou encore assis dans un fauteuil à regarder la télévision sont deux exemples parmi tant d’autres qui pourraient être cités. Ce qui est inquiétant c’est de voir que pour une tranche de la population une forme d’addiction apparaît. C’est évidemment grave car vivre ne se fait pas à travers un écran ! Les outils doivent rester des outils et être au service des utilisateurs, mais avec mesure. Cela __

implique une part de réflexion, tant d’abord chez l’adulte –qui doit rester garant dans la transmission chez les jeunes quant à la place que doivent occuper ces outils dans la vie de tous les jours- mais aussi chez les jeunes pour se rendre compte que le temps « libre » ne doit pas être exclusivement consacré à l’utilisation de ces outils.

      Bouger… Ne pas manger trop sucré ni trop salé… Manger cinq fruits ou légumes par jour… propos souvent affichés à l’écran, comme édités dans les magazines, mais dont les résultats semblent être encore insuffisants. La preuve avec la réflexion qui touche aux modalités des remboursements par la sécurité sociale et le fait de pratiquer ou pas une activité physique ! Il y a un véritable risque de voir dans notre société un nombre grandissant de personnes obèses si effectivement le mouvement est mis de côté ! Les états-uniens nous le montre… mais _

le voyons-nous vraiment ?

      Alors, la place de la pratique des arts martiaux chez les jeunes… qu’en est-il ? Logiquement, en baisse… même si on veut toucher les petits ! Face au fleurissement de nouvelles activités d’une part, et face au nombre croissant de ceux qui ne veulent plus trop se bouger, on peut percevoir le problème, aujourd’hui réel, de ce que peut advenir la transmission dans les Arts Martiaux de demain…

 

Jean-Claude Bénis