Dento Budo Dojo

Ne pas se battre , ne pas subir.

 

Kan Geiko, notre stage d'hiver au

" Centre de Recherche Budo

- Institut Tengu "

 

 

 

 

Les stages défilent avec le temps qui passe… et pourtant, rien n’est pareil.

       L’ambiance, toujours plus joyeuse, toujours plus chaleureuse, est certes un ingrédient qui donne de l’âme à un stage. Et cela attire… notamment de nouveaux karatékas. Quand on y a goûté, on éprouve une seule envie : y revenir.

       Mais c’est surtout l’orientation de l’enseignement que sensei Roland Habersetzer propose, avec le soutien de ses experts, qui attire, car ses démonstrations sont proches d’une pratique qui se veut d’actualité ! Pas celle du show, pas celle des faux-semblants, pas celle non plus attachée à une tradition de l’ancien temps sans adaptation au temps présent, car le monde change, vite, très vite !

       Le nombre de karatékas à ce Kan Geiko fut un véritable succès… ce qui a orienté le thème du chika-ma. Pas que ça, évidemment ! Mais pour le savoir, il fallait être là…

       Des russes et des canadiens avaient fait le voyage pour ce stage, en plus des allemands, des belges, suisses et italiens… Bon, on ne va pas faire le tour de l’Europe ! Mais n’empêche que vous pouvez comprendre que notre pratique réunit les gens…car la compétition n’est pas présente chez nous.

Le groupe de stagiaire avec Roland Habersetzer, soké du tengu-ryu, et Adolphe Schneider du shotokai.

 

Un groupe impressionant, chaleureux et plein d'enthousiasme, tous ensemble sur la voie du Tengu...

C’est donc toujours un réel plaisir de se revoir et d’échanger entre nous, pour toujours aller plus loin dans la réflexion. Comme disait sensei, c’est l’heure où la création doit faire jour en chacun de nous, à notre niveau, mais soutenue par ces nombreuses pistes qui ont été démontrées, travaillées, puis corrigées.

 

      Le stage est donc une opportunité pour explorer, dans un espace où à la fois le corps et l’esprit se mettent en mouvement, des chemins encore inconnus. Seuls les efforts, continus, et sans relâche, permettront d’aller plus loin, plus dans le mental que dans le physique… On peut percevoir avec du temps, et c’est normal car la technique est davantage construite, que ce qui ferra la différence dans un conflit sera le mental. D’autant plus vrai lorsqu’on doit faire face à plusieurs adversaires. Cela rappelle peut-

être quelques souvenirs de concepts touchant à la pratique du zen, par exemple, où le non-attachement doit être plus qu’une simple idée mais bien une réalité, et ce dans le mouvement. Vivre son mouvement c’est être libre. C’est un élément essentiel pour faire face à plusieurs adversaires, car le peu d’attachement peut engendrer une perte de temps, une sorte de fixation dans le mouvement qui peut porter préjudice à la suite d’une action et donner ainsi l’opportunité aux adversaires. La mobilité physique comme mentale –vous l’avez bien compris !– devra rester au centre de l’action chez le défenseur.

 

      Le kata avec un tambo a été enseigné pour la première fois. N’oublions pas qu’il existe plusieurs formes du kata « Tengu-no-kata » – l’un des piliers du Tengu-ryu – et qui sont seulement enseignés dans les dojos du CRB-IT. Quelques katas anciens et qui ont

Sensei... toujours en bonne compagnie.

 

De la gauche vers la droite, les sensei
Roland Habersetzer, Jacques Faieff, Alex Hauwaert,
Maurice Heitz et Pierre Portocarrero

pour origine la grue… ont été également travaillés.

 

      Que dire, sinon un grand merci, à tous ceux qui ont participé à ce que ce stage puisse se dérouler dans de bonnes conditions ?... Sinon, à l’année prochaine.

 

 

 

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