Dento Budo Dojo

Ne pas se battre , ne pas subir.

 

la Nuit des Arts Martiaux

à Sélestat, avec le Dento Budo Dojo

 

La vie nous présente une suite de choix. Le scénario qui en découle fait l’histoire de chacun. Mais, l’individu n’est pas seul… et l’association de plusieurs personnes voit alors un choix collectif se dessiner. C’est ce qui vient d’arriver à notre association, le Dento Budo Dojo.

      Nous avons dans nos pratiques la diversité des « genres » avec le Tai Chi Chuan qui accentue l’orientation vers le travail de l’énergie interne et la pratique du Tengu-ryu Karaté-do dans le domaine de la défense. Elles sont, faut-il le rappeler, toutes deux martiales. Et dans le cadres des Arts Martiaux, la mairie de Sélestat  nous à contacter pour  un rendez-

vous local d’importance : l’inauguration de la nouvelle salle. A cette occasion, sur ce week-end du 23 et 24 janvier, était également prévue « la Nuit des Arts Martiaux » ! Une première… sous-entendue, que d’autres éditions seront certainement à prévoir même si cela ne s’effectue pas tous les ans.

      La question -et le choix s’impose- était de savoir si oui ou non nous devions y participer ? A première vue, oui, dans la mesure où nous pratiquons les arts martiaux. Le problème, et ce n’est pas négligeable, était l’orientation qu’on voulait lui donner, à savoir un spectacle sous la forme d’un show ! C’est plutôt troublant pour nous lorsqu’on sait l’orientation de la pratique que nous dispensons dans notre association, où justement le centrage n’est pas sur le spectacle mais bien sur soi. Un autre monde… C’était alors un problème philosophique… Mais, et c’était aussi l’esprit de nombreux membres du Dento Budo Dojo, on a le droit,  mais encore plus le devoir de se faire connaître



Jean-Claude Bénis à gauche et Patrick Joseph à droite, du Dento Budo Dojo.

 

Le sensei à gauche, et Patrick à droite,
qui ont réalisé un affichage pour présenter
l’essentiel de notre association.

pour montrer qu’il existe une autre approche de la pratique du Tai Chi Chuan, comme celle du Karaté-do, où la compétition n’a pas de place chez nous ! La difficulté était de choisir le contenu d’une présentation qui devait tenir dans quinze minutes.


      A la demande de Jean-Claude Bénis quelques pratiquants des deux disciplines ont répondu favorablement pour se présenter durant ce quart d’heure. Bravo ! car il faut avoir une dose de courage pour être au centre de cette grande salle (qui peut contenir plus de 2200 places !), quelques minutes et à une heure déjà bien avancée dans la soirée puisqu’on dépassait les 22h00 !


      Nous avons fait alors des choix pour montrer certaines pratiques avec un extrait de la forme des 108  pour le  Tai Chi Chuan, durant  cinq  minutes, et

divers éléments pour le Karaté-do dans la lignée de l’enseignement du Tengu-no-michi en montrant quelques Yonnin Kumité (1), quelques Ippon Kumité (2), avec la notion du Happo Moku (3) furent ensuite présentés à tour de rôle avec la participation de Matthieu M. et Antony F., et les trois Kata « Tekki » du Shotokan : le premier -Tekki shodan- effectué par Sébastien Roche,  le second - Tekki nidan - par Didier

 



(1) - Pratique où un défenseur doit faire face à trois adversaires.

(2) - Défense, ici sur une attaque de base, face à un adversaire.

(3) - Le regard dans les huit directions pour scanner l’environnement et détecter s’il n’y avait pas un autre danger.

Siat –du Shin Kyû dojo (4) et le troisième -Tekki sandan- présenté d’abord lentement, puis à la vitesse de combat, par Jean-Claude Bénis, auquel suivra ensuite « Sochin », sous la forme Shotokan également. Venait ensuite un extrait de quelques Kumité kata, une création de Roland Habersetzer et enseignée dans les dojos du Tengu-ryu, Didier et Sébastien en étaient les intervenants.

      Pour terminer et montrer le lien qu’il y a entre le Tai Chi Chuan et le Karaté-do, le kata « Happoren », un vieux kata  qui a été enseigné  au CRB avec sensei

 


 

(4) - Didier Siat enseigne sur Strasbourg et suit l’enseignement de Jean-Claude Bénis et de Roland Habersetzer depuis de nombreuses années déjà.

Ohtsuka qui a chargé Sensei Habersetzer de le transmettre en Europe… Pour information, le kata « Happoren » n’est pas un kata orienté vers le combat ! mais vers le développement de l’énergie interne en périphérie du corps… encore là un aspect qui montre bien que nous sommes loin d’une pratique sportive où ce genre de kata n’aurait pas sa place, et fort heureusement car sujet à une déformation dans sa pratique comme dans sa compréhension.

      La boucle étant fermée, nous avons salué tous ensemble, où les pratiquants de Tai Chi Chuan (Marie-Andrée H., Marlise J., Françoise E., Françoise K., Pascal Z., Jean-Edouard F., Fabienne H., Christine R., Nathalie S.) venaient rejoindre les karatékas au centre, avec l’annonce faite par Michel C., notre précieux présentateur.

      D’une démonstration il nous restera à chacun ce souvenir partagé avec nos sentiments…  Encore bravo

aux participants, et nos remerciements au public qui s’est montré accueillant. Nous n’oublions pas également les membres de notre association qui pour des raisons personnelles n’ont pu être présents mais dont nous savons qu’une partie d’eux nous accompagnait ce soir-là… S’il y a une chose qui nous tient à cœur dans notre dojo, c’est aussi de voir, de partager, de comprendre, ensemble, la pratique que nous nous donnons comme un cheminement qui doit nous conduire durant notre existence.

      Pour la fin… le staff du service des sports de la mairie de Sélestat, on peut le dire, a montré un grand professionnalisme dans la mission qu’il s’était donné. Bravo à vous.



Les représentants du Dento Budo Dojo attendant leur tour de passage lors de la représentation de la Nuit des Arts martiaux.

 

Photo prise (comme de nombreuses) par
Christophe R., un instantané juste avant la
démonstration de « notre quart d’heure ».

 

 

 

 

 

 

Page suivante