Dento Budo Dojo

Ne pas se battre , ne pas subir.

 

Éditorial de novembre 2010

La violence, plus que jamais présente

 

 

Ce que l’on voit, ce que l’on entend aujourd’hui, et peut-être encore plus demain, est très inquiétant. Les images, les paroles, prouvent un peu plus tous les jours que nos dix premiers pourcents de notre XXIème siècle ne laissent en rien prévoir ce fameux « siècle spirituel »… Avons-nous déjà oublié l’histoire du XXème siècle pour voir naître à nouveau de nouvelles formes de communautarisme où chacun s’enfermera dans sa bulle et essaiera d’étouffer les autres par manque de tolérance ?

      La crise économique, loin d’être finie, même si on entend souvent le contraire – mais les enjeux électoraux sont si importants qu’on ne manquera pas de mentir aux citoyens, tant outre-Atlantique qu’en occident – engendre des tensions où le phénomène « grève » prend une place de plus en plus importante, en France comme ailleurs. Ces tensions occasionnent des comportements parfois très contestables voire inadmissibles ! Certes, si le droit de grève veut rester à juste raison un droit, il faudra tout de même rester dans le calme, car un pays qui souffre déjà par la crise ne peut se permettre d’aller vers un chaos. Des emplois peuvent être perdus à cause d’un blocus, et donc… du chômage à venir encore et encore… et la survie de certaines familles face à une éventuelle insolvabilité. Si on ne change pas d’attitude nous irons droit vers un mur… et la violence grandira encore.

      D’ailleurs, des groupuscules qui n’ont plus rien à perdre, puisque ayant peu de choses, sont prêts à en découdre. Est-ce ça l’humanité ?

 

      André Malraux qui disait : « le grand problème du XXIème siècle sera celui des religions »… L’actualité nous montre qu’il aurait peut-être raison. On ne peut espérer qu’une chose alors : que les hommes et les femmes d’aujourd’hui se ressaisissent pour montrer à la génération de demain qu’il y a un autre chemin à suivre que celui de la violence.

 

      Le XXIème siècle semble quand même mal engagé. On ne peut le cacher. Mais on peut aussi, par l’action de chacun, redresser la barre. Doit-on encore aller vers une période sombre pour comprendre qu’on

peut faire autrement ? C’est quand même incroyable de voir que l’Histoire, au fond, nous enseigne, et pourtant, on veut recommencer, sous une autre forme, mais quand même, recommencer à prendre une direction qui fera encore du mal. A bien y regarder, de génération en génération, l’adulte enseigne, conseille à l’adolescent ce qu’il faut éviter de faire, et pourtant bien souvent l’écoute chez le jeune n’est pas vraiment là… On ne fait que reproduire sans vraiment améliorer en profondeur les comportements.

 

      C’est justement le centre de notre enseignement : l’éducation à un meilleur comportement, pour que la personne de demain ne soit pas exactement la même que celle d’aujourd’hui, mais   un  petit   brin   meilleur…   Une  responsabilité

croissante doit naître en chacun de nous, pour un monde meilleur, où la morale en sera la fondation (les valeurs du passé) et par la même occasion la base pour une construction à venir laissant place à une nouvelle éthique, au service de l’humanité.

 

      Ressaisissons-nous, ou alors je vais finir par croire que la distance entre le néencéphale et l’archencéphale semble plus courte que ce que j’avais imaginé…

 

Jean-Claude Bénis