Dento Budo Dojo

Ne pas se battre , ne pas subir.

 

Stage de Tai Chi Chuan

en Moselle

 

Un samedi bien chargé sous la direction de Jean-Claude Bénis où celui-ci était invité pour effectuer un stage de Tai Chi Chuan, de style Yang. Contrairement au cours hebdomadaire qu'il tient sur Sélestat où il enseigne à ses élèves la forme des 108, à la demande de Louis Fattet, lui même instructeur, ce stage était orienté vers la forme de Pékin, connue également sous "la forme des 24 mouvements".

 

      C'était une sensation bizarre, quand on sait que c'est cette même forme que  Jean-Claude Bénis  avait

pratiquée en novembre 1986 pour aborder le Tai Chi Chuan. Si ce souvenir ne rajeunit pas... il aide à conserver une certaine jeunesse même si le temps, jour àprès jour vient entamer celle-ci ! Mais c'est la règle... valable pour tous.

      La forme des 24 est très intéressante à étudier, parce que moins compliquée que le forme mère, celle des 108. Une certaine symétrie peut y être observée ce qui en fait un atout supplémentaire pour la mémorisation de la séquence. Autre avantage, sa longueur qui en fait un temps d'exécution forcément plus court... Mais c'est aussi un paradoxe, car pratiquer du Tai Chi Chuan, c'est aussi se donner du temps... "se presser lentement", dit-on... pas forcément compatible dans notre société.

      Une forme de Ba Dua Jin, celle enseignée par sensei Ohtsuka, a été également vue. Rappelons que c'est un ensemble de huit formes de Qi Gong.

      Le relâchement du corps - et donc aussi de l'esprit ! - était un point clé du travail demandé. Pas facile. C'est sans doute parce que nous nous bloquons dans la tête que le corps le traduit d'une manière visible. Certes, la souplesse du mouvement ne sera pas la même selon l'âge de chacun. Néanmoins un certain détâchement aidera à se relâcher. Mais se détâcher ne doit pas pour autant être traduit par "une non-présence". Bien au contraire... être ici et maintenant, comme dans la méditation, mais sans vouloir un quelconque résultat. Juste vivre le mouvement. Être acteur tout en étant spectateur, à l'image du Yin et du Yang.

      Toujours est-il que l'implication et le sérieux que chacun à mis dans sa pratique ne peuvent que favoriser des progrès, même si ceux-ci ne sont pas toujours détectables dans l'immédiat... laissons le temps au temps.

      Le stage terminé, une petite prolongation pour Louis Fattet et deux de ses anciens élèves s'est rajoutée. Pas facile après ces six heures de pratique. Mais quand on aime, on ne compte pas...

      Cette journée bien remplie laissait la place au chemin du retour, dont quelques membres du Dento Budo Dojo avaient sans doute terminé. Nous avions tous en souvenir la bonne organisation de Louis Fattet pour ce repas convivial dont il a le secret de mettre en place.

      Il ne reste maintenant qu'à laisser la place à la pratique du Tai Chi Chuan en essayant d'aller toujours plus loin pour rentrer dans le coeur du mouvement...

 

 

Au premier plan, Louis Fattet

 

 

Chacun concentré dans son enchaînement.

 

 

La direction de "brosser la crinière du cheval sauvage".