Dento Budo Dojo

Ne pas se battre , ne pas subir.

 

Éditorial d'avril 2010

L'hiver passé, ce nouveau printemps ...

 

Ce premier trimestre de l’année 2010 nous laisse au sein de notre association quelques souvenirs d’une nature bien différentes les uns des autres. Liant à la fois l’interne avec le Tai Chi Chuan et l’externe avec le Tengu-ryu Karaté-do, la « Nuit des arts martiaux » a réuni quelques membres lors de ce rendez-vous courant janvier. Consultez les archives pour en savoir davantage…

       Une excursion dans un pays frontalier, la Belgique, pour un stage de Tengu-ryu Karaté-do organisés par les deux experts Jacque Faieff et Alex Hauwaert  nous  attendait ensuite.   Ce  rendez-vous

maintenant annuel, en alternance à Halle en Belgique ou à Revin dans les Ardennes, est l’occasion pour ceux qui le désirent de se déplacer pour pratiquer avec d’autres personnes tout en gardant cette même ambiance que nous avons au dojo, à Sélestat.


      Toujours dans le même domaine, celui du karaté-do, une écheance importante pour les karatékas qui souhaitent passer une ceinture noire ou un grade supérieur de cette même ceinture. Et nous avions, avec André, ce rendez-vous… C’est toujours un moment particulier, inoubliable, pour le positif comme le négatif… où s’entremêlent des sentiments opposés chez chacun, aussi bien sur le tatami qu’en dehors de celui-ci. Mais c’est aussi un miroir sur sa pratique. La confiance donnée au jury permettra d’avoir ce regard extérieur sur son propre niveau. C’est important  car les objectifs  d’une telle  pratique

ne sont pas (ne doivent pas être !) les mêmes selon où on se situe… Cela fait partie de la progression, externe, mais aussi interne… On peut consulter l’article sur le passage de grade d’André pour en savoir plus.


      Le lendemain de ce passage, après la remise des diplômes des ceintures noires, le stage kata orienté sur des koshiki laissait une nouvelle fois entrevoir de nouvelles portes d’entrée sur sa pratique. L’esprit et l’orientation de ces katas sont bien différents des katas shotokan, plus modernes. Bien assimilés ces katas donneront de véritables clés pour le pratiquant. Mal assimilés ils ne feront que se rajouter aux autres sans y goûter leurs vertus… C’est bousculant dans l’approche, dans la conception, dans l’orientation, bref, tout pour déstabiliser le karatéka de la compréhension qu’il se donne de l’art de la main vide.

Et cela reste encore plus vrai pour les sportifs, si loin du cœur de ce que peut offrir ce genre de kata. Mais bon, chacun son chemin… qui se transforme parfois, malheureusement, en impasse !


      Pour terminer ce trimestre, retour au Yin de la pratique avec un stage de Tai Chi Chuan en Moselle. Pratique également très subtile et souvent difficile à comprendre, même par des gens de bonne volonté mais qui souvent finissent par abandonner, le Tai Chi Chuan offre un espace de liberté d’expression corporelle mais cependant précis et orienté. Cette liberté se gagne avec le temps, en lâchant prise… afin de laisser vivre le mouvement déshabillé de ses blocages physique comme spirituel. Le stage permet ainsi d’apprendre pour les nouveaux, de corriger ou d’approfondir pour les anciens. Le temps n’a pas que des vertus dans cette pratique :  il emmène parfois le

pratiquant vers une déformation du geste en accord avec un certain confort que se donne le corps ! Il faut être conscient que la vigilance dans le geste doit être bien présente pour ne pas qu’il y ait un détours de ce dernier. Tout au moins pour un début dans la pratique. On pourra voir l’article à cette occasion pour en savoir plus sur ce stage.

 

      Ce premier trimestre, bien rempli, montre que notre association est active, et que ses membres prennent un réel plaisir d’évoluer dans la pratique choisie. Au fur et à mesure que nous avançons, l’engagement de chacun se renforce, conscient sans doute des bienfaits que cela occasionne pour le corps mais aussi pour le mental. C’est, même si ce n’est pas le cas au départ, une véritable démarche intérieure qui se vit et se partage au dojo, pour soi mais aussi avec les autres. On rejoint  ici le  véritable

sens du mot « association » dont on perçoit plus que jamais la notion de partage, ici, d’une pratique qui devient passion avec le temps. Cela doit aboutir à une sorte de transformation intérieure et qui vous guide dans la vie de tous les jours par un changement de rapport à la vie, aux autres…

 

      Maintenant, laissons place aux fleurissements à venir… le printemps étant.

 

Jean-Claude Bénis