Dento Budo Dojo

Ne pas se battre , ne pas subir.

 

Kan Geiko, notre stage d'hiver au

" Centre de Recherche Budo

- Institut Tengu "

 

 

Vague de froid avant l’hiver, tel est le temps de l’extérieur. Vague de chaleur au stage, tel est le temps de l’intérieur. C’est bien à l’image de l’opposition In-Yo (Yin-Yang) ou de la complémentarité, que le stage s’est déroulé. Laissons le yang de côté, pour une fois… et intéressons-nous au Yin.

 

       Shihan   Roland  Habersetzer   nous  a  aménagé

quelques surprises… dont une toute particulière, avec l’invitation de Adolphe Schneider, de l’école Shotokai ! C’est la encore la preuve de cette ouverture œcuménique du karaté-do que Sensei à bien voulu encore nous montrer… mais le connaissant, inutile de croire un instant qu’il peut en être autrement. La preuve encore… l’invitation de Pierre Portocarrero - représentant du Gembukan (dojo au Japon de feu O-sensei Ogura Tsuneyoshi et dont l’un de ses fils, Hisanori Ogura a pris la succession au Japon) où là le style Goju-ryu reste au centre de son enseignement – fervent défenseur d’un anciennement traditionnel où l’on peut encore parler d’Art martial… et non de toutes ces dérives sportives.

 

      Justement, au-delà des styles, notre Sensei a souligné l’importance de l’état d’esprit, du comportement, qu’il fallait avoir  pour être digne d’un

Le groupe de stagiaire avec Roland Habersetzer, soké du tengu-ryu, et Adolphe Schneider du shotokai.

 

Malgré le froid... rien n'a pu arrêter les karatéka à ce rendez-vous annuel, avec un invité surprise... du shotokai, Adolphe Schneider !

comportement responsable, celui-là même que doit posséder un pratiquant d’arts martiaux. La progression doit justement amener à une élévation de l’esprit, à l’opposé de l’acharnement d’un être humain sur un autre qui parfois nous est montré à la télévision et qui forcément doit interpeller chaque téléspectateur. La violence doit être stoppée, avec fermeté, mais aussi avec mesure… Facile à dire, mais dans l’instant de l’agression, certainement difficile à mettre en œuvre si le budoka n’a pas été éduqué dans ce sens là !

 

      Pour comprendre et apprendre, il faut vivre des situations, et pour cela, la meilleure façon reste l’illustration à travers de nombreux kumité. Toujours dans la bonne humeur, avec une grande écoute, les karatékas  n’ont pas failli  en reproduisant  ce qui leur

était offert, grâce à l’appuis des experts du Tengu-ryu, pour aller toujours plus loin dans leur propre démarche.

 

      Le temps passant… on pouvait remarquer à travers le comportement et le travail de chacun que les karatékas assimilaient de mieux en mieux les concepts transmis et qui en fait une pratique réaliste face aux situations de plus en plus déstabilisantes opérées dans notre société.

 

      Quand on pense qu’un véritable Budo, bien encadré, doit porter les hommes et les femmes vers davantage de citoyenneté… Il aurait été intéressant de mettre cela à l’intérieur de notre système éducatif, à  condition  toutefois  de ne pas  considérer  les Arts

Adolphe Schneider à gauche et Roland Habersetzer à droite.

 

Adolphe Schneider et Roland Habersetzer

martiaux comme du sport, ce qui n’a pas été compris !

 

      Dans notre école, le Tengu-ryu, nous avons cette préoccupation éducative du karatéka, qui doit le porter bien au-delà d’une simple mise en pratique de techniques de défense individuelles.

 

 

 

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